Test Polar RS800CX : la découverte matérielle

Les articles précédents :

Je vais maintenant vous présenter les grandes lignes du produit, sans rentrer dans le détail des fonctions avancées.

1) Le module G3
Ce capteur GPS est assez volumineux : environ 5 cm sur 5, et presque 2 d’épaisseur. Il est fixé sur une petite ceinture élastique que l’on passe autour du bras, au dessus du biceps. La ceinture en question est très agréable, munies à l’intérieur de bandes silicones anti-dérapante, ce qui permet de ne pas le serrer.
Malgré le poids, on ne le sens pas.
La documentation mentionne la possibilité de le clipser à la ceinture, mais dit aussi qu’il doit être mis au même bras que la montre. J’ai essayé à la ceinture : le tracé était très bizarre…
Au contraire, au bras, j’ai été soufflé par la précision. Je cours essentiellement dans les bois, et le tracé exporté sur Google Earth est bluffant. Dans les clairières, je vois les chemins, et le tracé GPS est rarement à plus d’1 mètre. Très précis.
Je ferai 2 reproches à ce capteur :
  1. Son positionnement extérieur à la montre. Garmin sait faire un GPS intégré, et ils sont pourtant réputés pour la qualité du GPS. Il est vrai que ça permet de mettre le GPS en option, et ainsi à chacun de se faire un cardio multi-usages sur mesure. Ca permet aussi de n’avoir qu’1 GPS développé pour x cardios différents.
  2. Le pendant du 1er inconvénient, c’est qu’on a un peu l’air d’un extra-terrestre avec ça au bras. J’ai croisé quelques regards… Lorsque les beaux jours vont être là et que l’on court en tee-shirt, ça doit être encore plus impressionnant.
Rien d’irrémédiable, mais un peu gênant.
Néanmoins, la conclusion est que c’est un très bon capteur GPS. Il est relié à la montre par radio. Vous avez ainsi toujours sous les yeux le niveau de réception GPS, ainsi que des données comme la distance parcourue, et l’allure (ou la vitesse).
Pile AA facile à changer.
2) La ceinture cardiaque
Polar utilise ici la ceinture dite “Wearlink”. Il s’agit d’une ceinture tissu, sur laquelle est clipsé le module emetteur. La ceinture contient les capteurs sous une forme “tissu” également.
Sur la plupart des cardios Polar entrée de gamme ou autre marque, la ceinture est munie d’une bande semi-rigide sur laquelle se trouvent capteurs et émetteur. Bien entendu, cette ceinture tissu est extrêmement souple, et elle se fait plus facilement oublier.
Je n’ai jamais été gêné par les ceinture cardio, mais il est vrai que celle-là se fait vraiment oublier.
Son fonctionnement est codé, et vous avez une pile plate 2025 facile à changer.
3) La clé infrarouge
Il s’agit d’une clé de type clé mémoire, à brancher sur un port USB, et qui vous apporte un port infrarouge. C’est le moyen utilisé pour échanger les informations entre la montre et le logiciel Polar Protrainer. Oui, “échanger”, parce que les informations vont dans les 2 sens : bien entendu vous récupérez le résultat de vos sorties, mais vous pouvez aussi programmer la montre depuis le logiciel.
Cette transmission infrarouge est un point que je n’aime pas.
Je vais encore comparer à Garmin, sur lesquels on passe par la technologie ANT qui est une technologie radio. Il y a une clé dédiée aussi, mais une détection automatique des appareils, dès qu’ils sont à portée.
La clé infrarouge nécessite de mettre la montre devant la clé, de lancer la communication des 2 côté… Et puis c’est lent.
Et puis j’espère encore mieux que ces 2 techniques. Du Bluetooth par exemple. Il n’y aurait pas besoin de clé, tous les micros ayant du BT intégré. C’est une technologie éprouvée, cross-plateforme, rapide. Et on pourrait imaginer n’importe quoi : des liaison avec un téléphone, avec un autoradio qui vous ferait un résumé vocal de la course dans la voiture, au retour…
Je revient aussi sur le CD d’installation du pilote de cette clé. Il s’agit d’un mini-CD. M. Polar, ces CD sont inutilisables sur les lecteurs slot-in. Et c’est de plus en plus courant. Je ne pense pas que le coût supplémentaire soit conséquent. Et puis vous pourriez mettre ce pilote sur le CD du logiciel Polar Protrainer…
4) La montre
Je vous disais dans le 1er billet qu’il y avait une rallonge de bracelet. En effet, le bracelet est très court. J’ai un poignet un peu gros, et je suis près de l’extrémité.
Alors pourquoi pas rallonger le bracelet de la montre, plutôt qu’un bracelet court + une rallonge ? C’est à mon avis une bonne solution. Comme je vous disais, j’ai un gros poignet, et le bracelet est juste, mais suffisant. Il devrait donc suffire à presque tout-le-monde. Et la rallonge, vous pourrez l’utiliser lorsque vous porterez le Polar sur des vêtements. Je pense à nos amis qui vivent dans les pays froid et courent par des températures largement négatives.
La montre est très agréable à porter. Un peu “flashy”, voyante, mais plutôt jolie. Mais là encore, c’est mon ressenti, rien d’universel.
L’ensemble semble solide, de qualité. Beaucoup mieux que ce que j’avais constaté avec le RS200 ou j’avais l’impression que les boutons allaient casser lorsque j’appuyais dessus.
5 boutons :
  • Lumière + fonctions spéciales en haut à gauche
  • Stop ou retour en bas à gauche
  • Up en haut à droite
  • Down en bas à droite
  • Start (ou Lap) en bas au centre
Oui, ce gros truc rouge est un bouton. Et c’est aussi le capteur infrarouge. Très pratique et facile à manipuler, même en courant.
Les boutons sont nombreux (plus que sur les Garmin), ce qui me déplaisait au départ. En fait, c’est très simple à utiliser, car chaque bouton a SA fonction, toujours la même quelle que soit les circonstances. La montre devient plus simple à utiliser parce que l’usage est mémorisé facilement.
L’affichage est protégé par une “vitre” en plexiglass (ou équivalent) légèrement bombée. De nuit, ou aux heures auxquelles la visibilité est faible, il faudra impérativement utiliser l’éclairage interne. En effet, si vous essayez de lire grâce à l’éclairage léger de la lune ou de l’éclairage public, il y a des reflets qui rendent la lecture quasi impossible.
De jour ou avec l’éclairage interne, la lisibilité est excellente.
De nuit, l’éclairage est bien entendu éteint, et vous l’activez par un bouton. Il s’éteint au bout de 10 secondes à peu près. En revanche, Polar a eu le bon goût d’allumer automatiquement l’éclairage lorsque vous appuyez sur un bouton pour changer l’affichage par exemple, et surtout lorsqu’il y a une anomalie. Par exemple, lorsque votre fréquence cardiaque passe au delà de ce que vous avez programmé, il y a un bip sonore, et l’éclairage se met en route. Très pratique pour jeter un oeil rapide afin de savoir pourquoi et décider de l’action corrective en 2 secondes, sans manipulation.
Il y a 3 lignes principales d’affichage. La 1ère ligne de taille moyenne, la 2ème ligne petite, et la 3ème ligne plus grosse. L’affichage que vous voyez sur la photo correspond à un exercice programmé, mais à peu de chose près, vous pouvez choisir ce que vous voulez sur ces 3 lignes.
Sur la gauche, quelques informations complémentaire en tout petit : signal GPS, type d’exercice, réception de la ceinture, etc.
Une pile bouton 2032 facile à changer.
La mémoire de l’appareil permet d’enregistrer jusqu’à 99 sorties (ou temps intermédiaires) ou 99 heures. Donc parfaitement utilisable pour un ultra.
Sachant que le point fort de ce modèle, c’est son enregistrement battement par battement. Avec le logiciel, vous avez une log à la seconde. Vous pouvez extraire un “tableau” contenant les mesures pour chaque seconde de votre sortie. C’est assez impressionnant.
Il y a une fonction de zoom de l’affichage que je n’ai pas trouvé. En même temps, l’affichage est très lisible, même en courant; je ne vois pas trop l’intérêt de ce zoom.
Certains Polar ont une fonction d’affichage de l’heure en approchant la montre de l’emmeteur cardiaque. Pas ce modèle. Etonnant pour un haut de gamme. En même temps, à titre personnel, je ne suis pas attaché à cette fonction.
5) Le capteur de foulée
Polar commercialise aussi un capteur de foulée appelé S3.
Il s’agit d’un capteur à accrocher sur la chaussure, par les lacets, ou placé dans un emplacement prévu dans la semelle de certains modèles Adidas (Comme Nike et le kit Nike+ pour iPod).
Ce capteur permet d’obtenir votre allure/vitesse si vous n’avez pas de GPS, donc de calculer la distance parcourue, ainsi que la cadence, la longueur de foulée. Ces informations sont très importantes pour améliorer votre façon de courir, plus que le positionnement GPS.
Attention, ne vous méprenez pas sur la photo : il y a 2 objets. Le capteur S3 en haut, et le système de fixation sur les lacets en bas (et en arrière plan). Une fois fixé, c’est tout petit.
Ce S3 sera mon seul regret pour ce test, puisque Polar ne me l’a pas fait parvenir. Je ne pourrai donc pas vous donner mon avis à son sujet. J’aurai bien aimé comparer ça à l’accéléromètre de mon Garmin FR50, et à celui que j’avais sur le Polar RS200, plus gros et moins performant (selon les documentations).
6) Documentation
Là, c’est pauvre…
Vous avez 2 livrets : la montre, et le capteur GPS G3.
Les 2 vous expliquent la mise en route, et quelques fonctions de base pour la montre. Mais ça manque cruellement de détail.
Alors oui, si vous avez un micro-ordinateur, il y a la doc du logiciel. Mais d’une part c’est limité, et d’autre part c’est au format de l’aide Windows. Et ça, c’est pitoyable. Ce module est désagréable à utiliser, mal foutu. On y trouve des bribes d’informations qu’on a du mal à relier. C’est dû à ce format d’aide de Microsoft qui est vraiment une daube incomparable.
Alors s’il vous plait, M. Polar, mettez une vraie documentation. Même en pdf sur le CD, mais une vraie doc, avec une description des fonctions, de leur intérêt, de comment les mettre en oeuvre, etc.
7) Conclusion
Un très bel appareil. Un regret concernant le volume du GPS, même si ça s’explique, mais un ensemble convaincant. Belle finition, impression de qualité et de solidité, matériaux agréables au toucher.
Et surtout redoutablement efficace.
La prochaine fois je vous parle des fonctions de la montre, en statique avec les tests Fitness et Optimizer en particulier, et les sorties simples.
Courez bien !

Laisser un commentaire